Jean Philippe Pernot : Vanités et Chimères, et Cyril Caine : Entre-Sort Portraits

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Doggy Art Bag vous invite à découvrir les œuvres de :

Jean-Philippe Pernot : Vanités et chimères
Cyril Caine : Entre-Sort portraits

Samedi 26 septembre 2015 de 11h à 22h
Dimanche 27 septembre de 11h à 20h
Lundi 28 septembre de 11h à 20h

Rencontres Parisiennes de la Photographie Contemporaine
Esplanade des Invalides
75007 Paris

www.doggyartbag.fr

Jean-Philippe Pernot : Vanités et chimères

« Mon parcours photographique s’inscrit dans la rencontre entre la lumière et la matière. matière de ce que je croise, matière des supports utilisés pour retransmettre le sensible, matière de l’humain qui vit en nous et au-delà. transgression des codes, des règles - les altérations et oxydations des chimies (polaroid, cyanotype, gomme, etc.) et transgression des normes objectives imposées - rapidité, perfection, techniques - sont le média de l’expression photographique. Du sténopé de (2×2 cm à 195×125 cm) à la pixotypie l’ensemble des outils me servent dans leur nature et leur état. entre recherche documentaire, NYC, les Chiffonniers du Caire, Buenos Aires, L’expression rupestre urbaine et rurale, la douleur et la recherche de la poésie dans l’ordinaire ma démarche vise à questionner, interpeller, provoquer pour animer la rencontre. Diverses résidences en lycées et écoles supérieures me permettent d’éprouver le sensible, le propre de la photographie, avec les étudiants qui participent aux résidences ».

« Peindre “marquer” avec la lumière. C’est le geste, photographique ou cinématographique. Quel en est le sujet - par-delà la tension de ce geste, justement - ? Par une posture présocratique Jean-Philippe Pernot - le chasseur cueilleur - peint son affirmation. Expression d’une interprétation du monde au travers de ses créations, visibles, audibles, tangibles, olfactives et gustatives d’une part et de leur structure d’autre part pour faire de l’ensemble  de ses créations une entité non discriminante. Entité de pensée, entité de vie.

L’apparition - de l’être, de son écriture au monde - prend dans l’ensemble du travail de Jean-Philippe Pernot une place majeure. Apparition par la création d’une posture -celle du geste s’exprimant- pour affirmer une pensée action. Seule l’affirmation compte. Dans la lecture de son travail il convient de relier cette affirmation à ces apparitions. Apparitions de la personne dans le détournement temporel de l’acte photographique. La peinture avec la lumière reprend son sens littéral dans une acception alternative. Le jeu des séries met en scène une pensée active sur le double - sous-jacent - ce qui se pense avant que l’action ne surgisse, et après.

Cyril Caine : Entre-Sort Portraits

« C’est avec la complicité du Pr. Bernard Devauchelle (qui réalisa la première greffe de visage) que je souhaite faire une série de portraits des cas les plus sévères afin de confronter la photo médicale à la photo artistique et ainsi engendrer une réflexion sur le respect et la tolérance. Rendre beau l’insoutenable.

Le portrait est une des disciplines les plus répandues dans l’art de la photographie, exercice flirtant  dangereusement avec la vanité, passion voyeuriste.

Mais qu’en est-il de cette beauté lorsque le sujet porte sur la défiguration ? L’idée d’édulcorer l’apparence de visages triturés, accidentés, mourants afin d’épargner aux biens portant la vue de ces gens sans visages, sans noms n’est pas l’objet de ce projet. Comment rendre beau l’insoutenable ? Comment rendre poétique la photographie d’une face dont il ne reste que les orbites ? Lorsque la chair est à vif, que le teint devient cadavérique et que les fluides corporels se déversent, le rapport entre le photographe et son modèle devient plus qu’une rencontre : une expérience.

Dans cette série de portraits ayant pour thème la défiguration nous nous poserons la question du beau et de l’esthétique, de la souffrance à la peur, nous essayerons de “traverser le miroir” afin d’être au plus près de l’âme humaine. “Monstrueuse parade” pourrait-on emprunter à Tod Browning où dans son célèbre “Freaks” les monstres de cirque montrent plus d’humanité que les spectateurs. Comme l’a si bien fait Diane Arbus, montrer “le séisme de l’âme humaine”.  A l’aide d’un appareil moyen format numérique j’essaie de capturer toute “la profondeur” de ces modèles, de les rassembler afin que le “laid” devienne beau, d’exposer “l’humanité” et d’en faire une œuvre photographique, je souhaite traiter la question de l’identité et de sa perte, de la psychose à la démence en passant par la schizophrénie. Vivre sous le regard des autres lorsque l’on sait que l’on porte la face d’un autre, que voyons-nous dans le miroir ? Accepter sa nouvelle identité bien que l’on n’ait jamais vraiment changé. »

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